Ça coûte combien, l’eau en France ?
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Ça coûte combien, l’eau en France ?

Clément Rouget
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Indispensable, l’eau du robinet n’est pas gratuite. Son prix résulte des moyens mis en œuvre pour la distribuer, la rendre potable et la traiter, une fois usée. Conséquence du réchauffement climatique, sa raréfaction exerce une pression inflationniste.

L’eau offerte par la nature se révèle rarement potable. Et le circuit de production visant à la rendre consommable a un coût. L’eau nécessite un traitement, une distribution vers chaque habitation puis une dépollution une fois utilisée… Chaque Français paye en moyenne ce service 4,04 euros les 1 000 litres. Mais de fortes variations existent selon les lieux : abondance ou non de la ressource, coûts de transports plus ou moins élevés… Plus les habitations sont éloignées les unes des autres, plus il faut d’infrastructures pour les fournir en eau, augmentant le prix. Elle est donc globalement moins chère dans les grandes villes : à Paris, le mètre cube d’eau est facturé 3,43 euros contre 10,06 à Pommeuse (Seine-et-Marne).

En chiffres

1 €

par jour Coût moyen de l’eau pour une famille française de 4 personnes (120 m3), soit 0,8 % de son budget.

L’eau paye l'eau

Ce prix à payer, décidé par les communes, est encadré par un principe clé : l’eau paye l’eau. Les usagers supportent l’essentiel des dépenses liées à sa gestion à travers leur facture d’eau, et non par d’autres impôts. Les communes peuvent faire le choix d’une gestion municipale ou déléguer à des entreprises privés (Veolia, Suez…) qui possèdent une expertise en matière de réseaux complexes. En moyenne, « les prix ne sont pas plus élevés dans le cas d’une gestion par le privé », selon une étude publiée dans la Revue Économique. Si 58 % des Français boivent une eau issue de la délégation au secteur privé, la tendance est à la « remunicipalisation » dans de grandes villes comme Paris, Nice ou Grenoble. Le privé est accusé par les municipalités de sous-investissement et de manque de transparence.