Dans le monde du livre, les micro-éditeurs jouent la carte de la diversité 

Consommation

Dans le monde du livre, les micro-éditeurs jouent la carte de la diversité 

Pour pallier le manque de diversité dans l’édition, des passionnés lancent leur propre maison. Le public existe, mais pour le trouver, il faut jouer des coudes dans une industrie du livre en surproduction structurelle.

Paula Anacaona travaille entourée des piles de livres qu’elle publie depuis 12 ans, principalement des traductions d’ouvrages brésiliens. Il faut dire qu’avoir sa propre maison d’édition à taille très humaine, « ça demande toute une logistique, explique la quadragénaire. Comme je réalise 50 % de mes ventes directement par mon site internet, je vais à la poste tous les jours, et il faut que j’aie toujours sous la main un minimum de stock… y compris chez ma mère, qui envoie les commandes quand je suis en vacances ! ».

À lire Ça coûte combien, un livre ? 

Comme Paula, de plus en plus de passionné(e)s inventent de nouveaux modèles économiques (auto-édition, édition à coût partagé avec l’auteur, micro-édition). Le Syndicat national des éditeurs comptabilise environ 10 000 éditeurs de livres en France, dont 5 000 possédant moins de 10 titres chacun. Ce qui motive ces passionnés : offrir aux 92 % de Français lecteurs les histoires qui peinent à éclore dans les canaux d’édition traditionnels, où la diversité manque.