Gaîté Lyrique, le défi de rentabiliser l'art numérique 

Consommation

Gaîté Lyrique, le défi de rentabiliser l'art numérique 

Depuis quelques années, des institutions culturelles tentent de créer des ponts entre arts numériques et monde physique. La rémunération des artistes reste un casse-tête.

Sabrina Ratté, artiste canadienne, crée sans pinceau ni peinture. La matière première de ses œuvres est faite d’électricité, de code informatique ou de visualisation 3D. Mais son exposition « Auraé », présentée à la Gaîté Lyrique, est bien palpable.

Les visiteurs déambulent entre des écrans projetant des œuvres vidéo, enfilent un casque de réalité virtuelle, stationnent devant des animations de végétaux en trois dimensions. « On a voulu s’inspirer des espaces que l’artiste créait dans ses images pour les révéler en sculpture dans nos espaces à la Gaîté Lyrique », explique Jos Auzende, directrice artistique et commissaire d’exposition.

Public plus jeune, moins parisien, moins aisé

Inauguré en mars 2011, cet établissement culturel de la ville de Paris se consacre aux arts numériques. L’institution se définit comme un « lieu média ouvert à tous les publics » pour expérimenter, créer, diffuser et partager les connaissances autour la culture post-internet.