Grande distribution : des négociations avec les industriels et les salariés pour tirer les prix vers le bas

Consommation

Grande distribution : des négociations avec les industriels et les salariés pour tirer les prix vers le bas

Maintenir des prix bas, c’est la clé de la concurrence entre les ténors de la grande distribution comme Leclerc, Carrefour, Lidl, Intermarché ou Casino. Ils se battent sur les achats, les salaires et les coûts d’exploitation. Les fournisseurs et les salariés tirent la langue.

PLE38-1-COUV1.jpgCet article est extrait de notre magazine consacré au pouvoir d'achat. À retrouver en kiosque et en ligne.

Les Français ont beau déclarer leur soutien aux commerçants locaux, dans les faits, ils continuent d’effectuer le plus gros de leurs dépenses dans les grandes enseignes : 70 % des achats alimentaires se font dans les points de vente de la grande distribution, selon Fédération du commerce et de la distribution.

L’argument du prix bas reste imbattable aux yeux de la plupart des consommateurs, très attentifs à leur budget.

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Prenons l’exemple des couches-culottes jetables. Leur prix unitaire varie entre 15 et 40 centimes d’euros et les promotions sont habituelles dans ce rayon. Pour un distributeur, proposer des prix intéressants sur ces couches est extrêmement important : il s’agit d’un achat contraint, indispensable, qui pèse lourd dans les dépenses des jeunes parents, pour lequel l’« élasticité prix » est donc très élevée.