L’audiovisuel public a-t-il encore une raison d’être ?

Consommation

L’audiovisuel public a-t-il encore une raison d’être ?

Longtemps privilégié, l’audiovisuel public se retrouve aujourd’hui en concurrence directe avec tous les contenus que nous « consommons » sur les plateformes de streaming, sur nos smartphones ou nos écrans.  N’est-il pas temps pour lui de se réinventer ?

« Je trouve que le président ouvre un débat intéressant. Mais il faut aller au bout. Et se demander maintenant : quelles sont les missions de l’audiovisuel public ? Quel est son périmètre ? », « Qu’est l’audiovisuel public aujourd’hui ? ». Nous sommes le 8 mars 2022. 24 heures avant ces mots de Mathieu Gallet, l’ancien président de Radio France prononcés sur Public Sénat, Emmanuel Macron annonçait qu’en cas de réélection, il supprimerait au nom du pouvoir d’achat, la redevance télé et faisait de fait planer la menace d’une privatisation.

Cette contribution particulière, que les Français payent jusqu’à présent avec la taxe d’habitation, apporte plus des trois quarts des budgets des chaînes de France Télévisions, de Radio France, d’Arte France, de l’INA, de France Médias Monde (RFI, France 24) et de TV5 Monde. Adossés à la taxe d’habitation qui sera entièrement supprimée en 2023, des projets de réforme de la contribution rodent depuis plusieurs années.