Les Eurockéennes, un festival en quête de modèle économique dans un monde post-Covid

Consommation

Les Eurockéennes, un festival en quête de modèle économique dans un monde post-Covid

Les festivals se sont multipliés en France, en Europe et aux États-Unis, dans les années 2000. Tous veulent les mêmes têtes d’affiche, car elles déclenchent les achats de billets et font venir les sponsors. Mais le rôle économique des festivaliers reste décisif et le prix du ticket doit être soigneusement calibré.

Deux ans sans se voir, quatre jours à se retrouver et un dernier concert avant de se quitter. Dimanche 3 juillet, ils seront plus de 23 000 face à la Grande Scène des Eurockéennes, à reprendre en chœur les tubes du groupe de rock britannique Muse. Dix-huit mois plus tôt, tous les billets avaient été vendus en quelques jours.

À l’époque, en décembre 2020, on voulait y croire pour 2021. « Il y avait les vaccins, la crise sanitaire allait finir, du moins c’est ce qu’on espérait », se souvient Kem Lalot, le programmateur musical du festival de Belfort.

D’ailleurs, dès janvier, comme à l’accoutumée, l’équipe de neuf permanents se retrouve, à Cravanche, près de Belfort, dans les bureaux de l’association Territoire de Musique, qui chapeaute le festival. « Plus on se rapproche de l’événement, plus les bureaux se remplissent de prestataires qui arrivent juste quelques jours avant le jour J», explique Kem Lalot.