Inclusivité : sur scène, les stand-uppeurs réconcilients toutes les France

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Inclusivité : sur scène, les stand-uppeurs réconcilients toutes les France

Depuis Jamel Debouze et Kader Aoun, le stand-up a bien évolué sur les scènes françaises. De Laura Laune à Bun Hay Mean, immersion en coulisses auprès de ces « artisans sociologues » qui font bouger les lignes. 

«Je souffre d’endométriose, ma façon de l’accepter, c’est d’en rire, et de faire parler de ce sujet. » C’est sur scène que Laury en rit, celle du Fridge Comedy Room, transformée le temps de cette semaine d’avril en master class. Comme elle, 17 élèves voient défiler pendant cinq jours des stand-uppers aguerris (Kev Adams, Tania Dutel, Gad Elmaleh, Yacine Belhousse, Urbain, Marine Baousson, Tareek…) qui leur parlent du métier et les coachent.

 Le stand-up fait sauter le quatrième mur : l’artiste s’adresse au public en son nom, en son identité, depuis une position dans la société qui lui permet de la commenter.
Nelly Quemener,

sociologue.

« Pour le moment, j’ai trois minutes », poursuit Laury, soit le minimum pour les premiers passages lors de scènes ouvertes. Les humoristes s’y relaient devant un public qui ne paye que sa consommation et versera, à la fin du spectacle, la somme qu’il veut « au chapeau », une pratique de plus en plus courante.