Pourquoi la guerre en Ukraine risque de nous faire manquer d’huile
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Pourquoi la guerre en Ukraine risque de nous faire manquer d’huile

Paul Lalevée
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Les restaurateurs sont inquiets : comment faire frire les frites cet été ? Le prix des huiles flambe ces dernières semaines à cause de la production empêchée des agriculteurs ukrainiens et de l’occupation russe de la Mer Noire, principal lien commercial entre l’Ukraine et le reste du monde.

En janvier 2022, sur 100 bouteilles d’huile de tournesol disponibles dans ses stocks, Carrefour pouvait afficher entre 86 et 100 bouteilles dans ses rayons. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 2. Une conséquence indirecte du conflit en Ukraine.

Fin avril, le panéliste NielsenIQ, une source de référence sur les grandes surfaces, montrait que le taux de disponibilité de bouteilles d’un litre d’huile de tournesol avait fortement baissé, et que leur prix avait fait l’effet inverse.

Alors qu’en janvier, le taux de disponibilité oscillait entre 86 % et 100 % chez les quatre distributeurs ciblés (Carrefour, Casino, Leclerc et Intermarché), il a chuté à 2% chez Carrefour et Casino, à 49 % chez Leclerc. Seul Intermarché a réussi à conserver un taux de disponibilité élevé (92 %).

Dans le même temps, la bouteille d’un litre d’Isio4, qui contient 43 % d’huile de tournesol, a vu son prix passer de 2,93 euros en moyenne en janvier à 3,40 euros le 3 mai, soit une hausse de 16 %.