En 2019, les États-Unis et l’Europe sont les grandes puissances spatiales installées. Mais la Chine rattrape son retard à grande vitesse et les entreprises privées entrent dans la course.

L’espace, immensité convoitée

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Le traité de 1967

Le Traité sur les principes régissant les activités des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes interdit toute présence et tout usage de matériel utilisé à des fins militaires dans l’espace.

La Chine, puissance lunaire

Le 3 janvier 2019, un module d’exploration chinois s’est posé sur la face cachée de la Lune. Après le premier taïkonaute (2003), la première sortie extravéhiculaire (2008), première station spatiale (2011-2018), premier robot sur la Lune (Lapin de jade, 2013), et malgré un budget six fois moindre que la NASA, la Chine devient une puissance spatiale mondiale. Pékin veut ouvrir, en 2022, sa première station spatiale internationale (Tiangong-3). Problème : il lui est interdit de lancer des objets spatiaux comprenant des composants américains, ce qui limite sa capacité de développement.

De plus en plus de dépenses privées

En 2001, l’Américain Dennis Tito s’est offert, pour 20 millions de dollars, un vol sur le vaisseau russe Soyouz, avec arrimage à la Station spatiale internationale. En 2015, les États-Unis ont autorisé l’exploitation des ressources de l’espace par des entreprises privées. Elon Musk, déjà propriétaire de Tesla, a créé en 2002 SpaceX, une société aérospatiale privée ; elle construit des satellites et vaisseaux, avec des lanceurs réutilisables. SpaceX est valorisée 30 milliards de dollars en 2019, mais dépend en partie des commandes de la NASA. Son concurrent, l’Américain Boeing, a annoncé la création d’une capsule spatiale privée en mars 2019.

La Chine, puissance lunaire

Evolution des dépenses lunaires chinoises