Les ventes de son produit phare reculent et c’est tout l’empire Apple qui tremble. Sa dépendance au terminal vedette - lancé en 2007 - inquiète les marchés. Et si la firme à la pomme prépare l’après-smartphone, la concurrence s’annonce relativement rude.

350 milliards de dollars ! C’est ce que la capitalisation boursière d’Apple a perdu suite à un « petit » changement dans la com’ sur l’iPhone. L’équivalent du PIB d’Israël parti en fumée ! En cause, l’annonce le 1er novembre 2018 par la firme qu’elle ne communiquerait plus sur le nombre d’appareils vendus. Cela a suffi à transformer les inquiétudes récurrentes sur l’avenir de l’iPhone en véritable panique.

En 2018, Apple a signé sa deuxième meilleure année en termes de volumes de ventes de l’Iphone (en millions d’exemplaires)

Un pépin dans la pomme

« Si on nous cache les chiffres, c’est forcément qu’ils sont mauvais », ont aussitôt pensé de nombreux investisseurs. La dépendance d’Apple à l’iPhone est telle – 63% de son chiffre d’affaires – qu’ils se sont précipités pour vendre leurs actions de la firme à la pomme. L’annonce, début janvier dernier, que le chiffre d’affaires de l’iPhone pendant le crucial trimestre des fêtes de fin d’année serait plus faible que prévu – le premier avertissement de ce type depuis 2002 – a amplifié ces craintes. De fait, les ventes ont été moins bonnes : moins 15 % qu’à la même période, l’année dernière.