Bic, victime de la guerre contre le plastique, doit se réinventer

En pratique

Bic, victime de la guerre contre le plastique, doit se réinventer

Malgré un bénéfice net de près de 100 millions d'euros en 2020, l'entreprise a connu son chiffre d'affaires au plus bas depuis dix ans. En 2019, il n’utilisait que 4,3 % de matériaux alternatifs au plastique vierge.

« Le Bic Cristal est la preuve de l’existence de Dieu. » Amélie Nothomb, l’auteure de Stupeur et tremblements, est une fan du produit phare de la marque française, avec lequel elle écrit tous ses manuscrits, et dont elle ne manque jamais de faire la publicité.

Parée de telles recommandations, comment imaginer qu’une entreprise ait des difficultés ? Pourtant, l’époque où le baron Marcel Bich, son fondateur, conquérait marché après marché avec ses produits de grande consommation – les stylos dans les années 1950, puis les briquets et les rasoirs dans les années 1970 – semble révolue. Aujourd’hui, Bic n’avance plus, il combat pour ne pas reculer.

Le spécialiste du plastique Bic n'a pas vraiment connu la croissance depuis 2010

Avec un chiffre d’affaires de 1,62 milliard d’euros pour un bénéfice net de 93,7 millions d’euros, ses résultats 2020 ont été les plus bas depuis 10 ans. Imposée par les mesures de confinement, la numérisation de l’enseignement a fait baisser les ventes de stylos.