Danemark : un salaire étudiant, « utile pendant la crise sanitaire » pour éviter la précarité

En pratique

Danemark : un salaire étudiant, « utile pendant la crise sanitaire » pour éviter la précarité

Ce pays scandinave mise sur l’individu plutôt que sur la famille. Un système flexible qui coûte cher, mais que la population accepte de financer au nom de l’égalité des chances. À reproduire en France ?

Kirstine Boas a 23 ans. Elle habite à Aarhus avec son petit ami et étudie les langues et la littérature à l’université. En parallèle, la jeune femme occupe un poste de responsable de la communication dans une association. Ça lui plaît beaucoup, même si « ce n’est pas très bien payé ».

Ça lui est égal, elle sait que ses dépenses primaires – son loyer et ses courses – sont couvertes par son salaire étudiant (que l’on appelle ici SU pour « Statens Uddannelsesstøtte » ). Ses parents sont tous deux révérends, elle s’imagine bien professeure ou journaliste. Kirstine a une certitude : « Toutes les options me sont ouvertes. Au Danemark, que l’on vienne d’une famille riche ou pauvre, on part du même point. On peut devenir ce que l’on veut. » Vraiment ?