ENA, Sciences Po, prépa : toujours aussi peu de diversité

En pratique

ENA, Sciences Po, prépa : toujours aussi peu de diversité

Elles sont le fleuron des têtes pensantes du pays, l’élite de la République… enfin, d’une partie (privilégiée !) de celle-ci. Cordées de la réussite, Conventions éducation prioritaire, rien ne semble avoir entamé l’entre-soi qui règne dans les grandes écoles. Les quotas, opération de la dernière chance ?

Les années passent, les photos jaunissent, mais les visages des promotions des grandes écoles n’évoluent guère, ou trop peu. En 1964, Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, dans Les Héritiers, montraient que la crème de la crème des étudiants prenait, dans la grande majorité des cas, les traits du fils de prof, de cadres sup ou de médecins et très rarement ceux du fils d’ouvrier.

Cinquante ans plus tard, les auteurs du rapport « Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000 ? » de l’Institut des politiques publiques (IPP) retrouvent dans les promotions 2016-17 les mêmes profils.

VIDEO - Où est la diversité ? Pas à l'école !