Le montant de la corruption liée aux passations de marchés publics s’élève à 2 000 milliards de dollars par an, soit 2,5 % du PIB mondial.

« Corruption : action d’altération, de détérioration », nous dit le dictionnaire. En économie, la corruption consiste à subvertir des personnes privées ou publiques pour obtenir des avantages. Depuis les contrats publics ou privés biaisés, jusqu’au billet glissé à un policier en faction. Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, la corruption est « le principal obstacle au développement économique et social dans le monde ».

Par nature souterraine, la corruption est difficilement quantifiable, mais les quelques évaluations disponibles donnent le vertige. Selon l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique), le montant de la corruption liée aux passations de marchés publics s’élève à 2 000 milliards de dollars par an, soit 2,5 % du PIB mondial. Pour l’ONU, ce sont même 2 600 milliards qui sont détournés.