Post-covid : quel plan pour les milliards de la relance ?

En pratique

Post-covid : quel plan pour les milliards de la relance ?

En France et dans le monde, pour éviter les pièges de « l’argent magique », la tentation serait forte de refermer d'un coup le robinet de la dépense publique. Ce serait prendre le risque de piloter à courte vue et de redémarrer les pays sans les transformer. La France tente de trouver le bon dosage entre la reprise économique et la fin des aides. 

Seize mille milliards de dollars. C’est le montant faramineux débloqué par les pays riches pour empêcher leurs économies de sombrer dans la crise sanitaire, selon un décompte du Fonds monétaire international (FMI) début avril 2021.

Soit environ six années de PIB français. De « l’argent magique », surgi en grande partie du chapeau des banques centrales, comme il en avait déjà plu en abondance après la crise financière de 2008.

À lire : Relance économique post-covid : la dette est-elle de l'argent magique ?

La dernière rallonge de l'Etat en France

Comment la France a-t-elle organisé sa relance ? En 2020, l'Etat prévoit un budget de 100 milliards d’euros pour des mesures d’urgence, notamment le fonds de solidarité, la prise en charge du chômage partiel, et l’exonération de cotisation. Mais cela ne suffit pas. Début mai 2021, une première rallonge de 7,2 milliards d’euros est ajoutée, puis une seconde qui sera votée en juin 2021, de 15 milliards d’euros, en vue de soutenir les entreprises dans leur sortie de crise sanitaire. 

Car après avoir mis en place un « soutien économique généralisé », précise Bruno Le Maire, il s'agit de passer à un « accompagnement ciblé et adapté aux entreprises qui restent en difficulté », maintenant que l’économie redémarre vite et fort, précise le ministre de l'économie chez nos confrères des Echos.

« Il n'est pas question de retirer brutalement les aides aux entreprises ! Nous faisons les choses progressivement », ajoute-t-il.

La dernière tranche d’aides de 15 milliards vise en particulier les entreprises du tourisme, précise le ministre des comptes publics, Olivier Dussopt, un secteur durement touché par la crise sanitaire.