Pour sauver les lions d’Afrique, faut-il les privatiser ?

En pratique

Pour sauver les lions d’Afrique, faut-il les privatiser ?

Pour sauver les lions d’Afrique, faut-il les privatiser ?

Lions, rhinocéros et éléphants représentent une richesse majeure pour les pays du continent. Ils sont de plus en plus menacés et les moyens pour les défendre font défaut.

Chaque année, il manque plus d’un milliard de dollars pour assurer la protection des lions en Afrique. C’est la conclusion d’une étude que vient de publier un collectif de chercheurs dans la revue de l’Académie des Sciences américaine. Les difficultés financières des parcs naturels sont connues.

Mais pour la première fois, des spécialistes ont chiffré une réalité. « Cette somme peut sembler importante. En vérité, c’est peu au regard de la valeur des animaux », note l’un des auteurs de l’étude, Peter Lindsey, directeur du Lion Recovery Fund, une organisation qui finance une vingtaine de projets de conservation.

Précieuse biodiversité

L’Afrique est le continent le plus riche en espèces sauvages, un avantage comparatif qu’elle peut exploiter en développant le tourisme, source de recettes et de bénéfices indirects.