Renault : pour survivre, le constructeur automobile veut vendre… moins

En pratique

Renault : pour survivre, le constructeur automobile veut vendre… moins

Le constructeur automobile a subi une perte historique en 2020. Luca de Meo, son nouveau dirigeant, se propose de réinventer l’entreprise pour la sauver.

« L’année 2021 sera difficile. » En présentant les résultats 2020, Luca de Meo, directeur général de Renault, a eu le sens de la litote. Car l’entreprise dont il a pris les commandes au mois de juillet dernier vient de traverser une des pires tempêtes qu’elle a jamais connues.

Pendant la pandémie de Covid, le constructeur automobile a vu ses ventes baisser de plus de 20 %, à 2,9 millions de voitures. Il lui a fallu déclarer une perte nette de huit milliards d’euros, du jamais vu dans l’histoire de l’entreprise.

L’État français, premier actionnaire de l’ancienne Régie nationale avec 15 % du capital, a mis ses warnings : « Renault joue sa survie », a déclaré le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, en mai dernier, au Figaro.