Difficile, d’ici 2030,de nourrir neuf milliards de personnes et les milliards d’animaux nécessaires chaque année pour leur fournir des protéines. Sauf si les humains commencent à manger des insectes. Les élever est relativement simple.

Nous sommes 7,8 milliards d’humains sur la Terre. Chaque année, pour répondre à nos besoins en protéines, 65 milliards d’animaux d’élevage sont abattus. Nécessité fait loi. Mais pour combien de temps ?

« L’élevage est déjà responsable d’environ 14,5 % des émissions de gaz à effets de serre. Et d’ici 2030, plus de neuf milliards de personnes devront être nourries, tout comme les milliards d’animaux élevés chaque année », anticipe l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Pour Virginie Mixe, Sébastien Crepieux et Antoine Hubert, la solution, ce sont les insectes. Forts de cette conviction, ils en ont fait leur métier.

Ils élèvent ainsi des vers de farine et vendent leur production aux animaleries. Vivants, ces vers nourrissent les poissons et les poules ; en croquettes, ils alimentent Médor et les félins de compagnie.