Le métier de « chief happiness officer » est apparu il y a vingt ans en Californie. Il consiste à préserver la culture d’entreprise face aux forces centrifuges.

S’il fallait résumer d’un mot le métier de chief happiness officer (CHO), ce serait : l’humain. C’est le cœur de cette fonction qui consiste à développer la qualité de vie au travail au sein d’une organisation. Apparu dans les années 2000 chez Google, ce job s’est rapidement répandu dans les start-up, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, avant de conquérir de plus grandes entreprises. L’hébergeur français de sites web OVH et le leader mondial du petit équipement domestique SEB ont ainsi tous deux leur CHO.

La montée en puissance de cette fonction n’a pas été exempte de polémiques. Certains, comme Mathilde Ramadier dans son livre Bienvenue dans le nouveau monde (Premier Parallèle, 2017), ont dénoncé l’injonction au bonheur dans les start-up comme une façon de masquer des conditions de travail parfois déplorables. Traduit littéralement en français – directeur du bonheur – ce métier peut aussi faire sourire. S’agit-il simplement d’installer un baby-foot ou une salle pour faire la sieste ?