Comment le changement climatique bouscule l'industrie du vin

En pratique

Comment le changement climatique bouscule l'industrie du vin

Aussi vieille que l’humanité, la viticulture est néanmoins confrontée à de nouveaux défis de taille : le réchauffement climatique qui impacte la production, l’apparition de nouveaux acteurs et l’évolution du goût des consommateurs.

Coup de chaud sur la vigne. Le XXIe siècle verra-t-il l’agonie du vin français, remplacé sur les tables du monde entier par des vins britanniques, allemands, voire danois ou suédois ? Un scénario catastrophe qui n’a rien d’impossible. Le réchauffement climatique, entre autres méfaits, remodèle année après année la carte des vignobles dans le monde. Certes gourmande de soleil, mais peu adaptée aux grosses chaleurs et aux sols secs, la vigne pourrait disparaître de la moitié sud de l’Hexagone – territoire des vins de Bordeaux, de la vallée du Rhône, de Provence et du Languedoc – selon une étude américaine réalisée en 2013.

Elle s’acclimaterait bien en revanche dans des régions plus septentrionales telles que la Grande-Bretagne ou la Scandinavie. D’ailleurs, aujourd’hui, le sud-est de l’Angleterre jouit du même climat que la Champagne il y a trente ans et les exploitations viticoles s’y multiplient. La reine Elizabeth II a même planté des vignes dans son domaine de Windsor et produit un nectar vendu une quarantaine d’euros la bouteille. Quant aux vins produits dans le Jutland, au Danemark, ils bénéficient, depuis 2018, d’une appellation d’origine protégée !