Pilote de drone : jolies images, mais concurrence féroce​

En pratique

Pilote de drone : jolies images, mais concurrence féroce​

Tout sauf une mode, le secteur ne cesse de se perfectionner.  Désormais, posséder sa licence de pilote ne suffit plus, il faut se spécialiser. 

Bien qu’il soit relativement récent, le métier de télépilote de drone est déjà en pleine évolution.

« Le métier s’est ouvert à partir de 2012, quand un arrêté de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a donné naissance légale au drone pour application professionnelle », explique Francis Duruflé, vice-président de la Fédération professionnelle du drone civil (FPDC).

« À l’époque, avoir son brevet de télépilote était suffisant pour exercer. Aujourd’hui, le métier s’est spécialisé : il ne suffit plus de posséder sa licence de pilote, il est aussi nécessaire d’avoir une spécialisation dans l’un des domaines d’application du drone.» 

Les trois principaux domaines d'application civile du drone

➜ Le secteur audiovisuel :

Celui qui regroupe le plus grand nombre de professionnels du drone, selon la FPDC. Il s’agit principalement de réaliser des photos et des vidéos pour des événements privés (mariages), des reportages, du cinéma, de la retransmission en direct d’événements comme Le Tour de France, des films promotionnels (par exemple, dans l’immobilier), etc.

➜ Le secteur industriel :

Les applications y sont très variées, car « le drone permet de capter beaucoup de données qu’il serait dangereux ou trop coûteux d’obtenir autrement », explique la FPDC. Il peut être utilisé pour réaliser des suivis de chantier, des inspections d’ouvrage, de la cartographie et de la topographie, de la maintenance, de la surveillance, etc.

Le secteur agricole :

Les drones sont également très utilisés dans l’agriculture, où ils permettent notamment de cartographier les parcelles, d’optimiser l’apport d’eau et le traitement des plantes, de surveiller le développement des cultures ou encore de détecter l’apparition  de maladies pouvant les affecter.