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😉 A 7 ans, il ouvre une banque écologique

Elsa Assalit

😉 Initiatives

José Adolfo Quisocala Condori a 7 ans en 2012 lorsqu’il crée une banque coopérative… pour protéger l’environnement ! Baptisé "Banco Cooperativo del Estudiante Bartselana", l’établissement compte, en 2019, plus de 3000 membres, âgés de 7 à 29 ans.

C’est à Arequipa, une ville au sud du Pérou, que l’écolier a développé son projet. Lassé de voir ses camarades jeter dans la cour leurs vieux jouets, pourtant payés avec leur argent de poche, il imagine une structure à l’objectif double : inciter les jeunes à épargner mais aussi encourager le recyclage et la protection de l’environnement

Pour ouvrir un compte dans cette banque réservée aux jeunes, il suffit de rapporter 2 kg de déchets recyclables et de débourser 10 sol péruvien - soit 2,71€. Puis le nouveau membre s’engage à épargner chaque mois 2 soles ainsi qu’à ramener au moins 2 kg de déchets. En échange pour chaque kilo rapporté, 80 centimes de sol sont versés sur le compte. 

Les déchets collectés sont vendus à des entreprises de recyclage, et les recettes servent sont directement reversées sur les comptes des adhérents. La banque propose également des services de micro-prêt et d’épargne. Un bon exemple de finance verte.

Les bases

C'est quoi la finance verte ?

La notion de finance verte désigne les opérations financières qui veillent à favoriser la transition énergétique ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique. Le principal outil en finance verte, c’est ce qu’on appelle les obligations vertes, ou “green bonds”. Le terme désigne des obligations émises pour financer une initiative dont l’objectif est d’assurer la transition énergétique et de participer à la lutte contre le réchauffement climatique. 

Au premier semestre 2019, la France a émis 15,3 milliards de dollars d’obligations vertes, selon une étude publiée en juin par l’organisation britannique Climate Bonds Initiative. Ce chiffre permet à l’Hexagone de se hisser à la première place du classement mondial des pays émetteurs de titres verts, devant les Etats-Unis et les Pays-Bas. 

Néanmoins, cette mention “verte” n’est soumise à aucune vérification ou contrôle a posteriori, et il est difficile de déterminer si l’ambition environnementale de l’entreprise émettrice est réelle, ou s’il s’agit plutôt d’une campagne de greenwashing.