Congés paternités : quand l’entreprise cajole plus les papas que la loi

En pratique

Congés paternités : quand l’entreprise cajole plus les papas que la loi

INITIATIVES

Onze petits jours. C’est la durée légale du congé paternité en France, l’une des plus courtes d’Europe (huit semaines en Espagne, dix minimums en Norvège, etc). Faute de progrès législatifs sur la question depuis son instauration en 2002, plusieurs grandes entreprises françaises n’ont pas hésité à prendre les devants. 

Le géant du luxe Kering, propriétaire des marques Gucci, Yves Saint-Laurent ou Balenciaga, a par exemple annoncé le 10 septembre l’allongement de la durée du congé paternité à 14 semaines pour ses salariés. Cette mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2020.

“Favoriser un meilleur équilibre entre vies professionnelle et personnelle"

Ces congés, rémunérés à 100 % du salaire, permettront de “favoriser un meilleur équilibre entre vies professionnelle et personnelle" et "promouvoir l’égalité entre les salariés femmes et hommes, indépendamment de leur situation personnelle", explique le communiqué du groupe. Depuis 2017, l’entreprise octroyait déjà 14 semaines aux mamans, mais seulement cinq aux papas.

Certaines entreprises internationales vont encore plus loin afin de favoriser leur attractivité et attirer les talents. Spotify propose ainsi jusqu’à 24 semaines de congé paternité et jusqu’à un an pour Netflix. De quoi regarder tranquillement des séries à l’heure de la sieste du nouveau né ?