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😪 Un marché parallèle de l’immatriculation numérique

Par Cathy Dogon

Mauvaise nouvelle

Comme les ondes radio avant lui, Internet est soumis à des capacités techniques parfois basiques. Le nombre d’adresses IP est limité. 

“Internet Protocol”, c’est en quelque sorte l’immatriculation des connexions internet. Le gendarme des télécommunication, l’Arcep, a rappelé dans un communiqué diffusé ce lundi une situation critique. Le nombre d’adresses IPv4 publiques est arrivé à saturation depuis le 3 février 2011 (mais des solutions avaient jusque là permis de contourner le problème). 

74% des sites pourraient ne plus être accessibles en France

L’Arcep recommande à tous les opérateurs de passer peu à peu à l’IPv6. Free et Orange sont pour l’instant les meilleurs élèves avec respectivement 80% et 68% de leur parc clients mis à jour. Bouygues Telecom n’en a en revanche passé que 7% (en juin 2018). Sur le réseau mobile, les quatre opérateurs de téléphonie vont devoir s’activer. 

Il faut revoir la compatibilité du réseau ainsi que du système d’exploitation de nos smartphones et ordinateurs. “En France, par exemple, seuls 26 % des sites les plus visités sont accessibles en IPv6. Certains services, comme le paiement en ligne ou le streaming vidéo, peuvent alors ne plus fonctionner chez les clients de cet opérateur”, peut-on lire sur 01net.com

Un marché parallèle de l’immatriculation numérique

Des petits malins revendent, louent ou partagent des adresses IPv4, en voie de devenir collector.  “En l’espace de trois ans, le prix moyen d’achat est passé de 9 à 21 dollars”, continue le site spécialiste du numérique. Le RIPE, l’organisme européen chargé de la distribution, compte procéder au rationnement. Il partagera les adresses IP des entreprises qui ont fait faillite seulement à ceux qui n’en ont jamais eues.

Éco-mots

Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep)

"Gendarme des télécoms", l'autorité administrative indépendante assure la connectivité du territoire, la compétitivité et la concurrence effectives et loyales entre les opérateurs.