Le club de foot d’Amiens victime d’une tentative d’escroquerie de deux millions d’euros

En pratique

Le club de foot d’Amiens victime d’une tentative d’escroquerie de deux millions d’euros

SURPRENANT

À l’occasion de la vente de son ex-milieu de terrain Tanguy Ndombélé, l'Amiens S.C a failli se faire extorquer deux millions d’euros, sur les dix perçus lors du transfert. L’information diffusée par France Bleu Picardie révèle que le club s’est aperçu à temps de la tentative d’escroquerie, en constatant le piratage de sa messagerie électronique. 

Les escrocs présumés auraient d’abord mis la main sur une facture de plus de 60.000 €, et auraient tenté de rediriger la somme vers un compte ouvert dans une banque espagnole. 

Les deux autres tentatives concernant les transferts de joueurs ont été interceptés à temps et le club n’a finalement déploré aucune perte d’argent.

Le mercato, une période propice aux arnaques

La période des transferts est le moment idéal pour les fraudeurs. Le transfert des joueurs d’un club de football à un autre représente un véritable marché, où se rencontrent l’offre et la demande. Les transactions peuvent atteindre des millions d’euros.

Lors de ces périodes appelées “mercato” (qui se déroulent en janvier, puis de juin à septembre), les clubs peuvent s’échanger les joueurs et se basent sur leur prix plancher, c’est-à-dire le prix minimum pour racheter son contrat. Par exemple, si un joueur gagne 3 millions d’euros par an dans un club, et qu’il lui reste deux ans de contrat, son prix minimum sera fixé à 6 millions d’euros. Le club souhaitant acquérir ce joueur devra donc “racheter son contrat” en premier, avant d’établir une proposition pour sa rémunération. L’âge du joueur, sa qualité intrinsèque et son potentiel marketing sont également des données clés pour établir sa valeur.  

Ainsi, le joueur Tanguy Ndombélé a été transféré cet été de l’Olympique lyonnais vers le club anglais de Tottenham pour un montant de 60 millions d’euros. 10 millions d’euros revenant à son ancien club, l’Amiens S.C, qui aurait donc pu perdre 20 % de sa recette si les fraudeurs avaient mené à bien leur escroquerie !