L'État continue sa chasse aux "mini-taxes"

En pratique

L'État continue sa chasse aux "mini-taxes"

Bonne nouvelle

Le gouvernement a décidé de poursuivre dans le projet de loi des finances 2020 la suppression des mini-taxes, déjà engagées dans les derniers budgets. Après avoir supprimé une petite vingtaine de «mini-taxes» dans son budget 2019, l'État en supprime cette année 18 supplémentaires.

Parmi les impôts insolites qui vont disparaître, on peut citer une taxe sur les foodtrucks et les commerçants ambulants, une autre sur les produits de vapotage, ou encore une cotisation de solidarité à la charge des producteurs de blé et d'orge.

Cette décision, qui coûte aux finances étatiques (une perte de recettes évaluée à 256 millions d'euros), relève pourtant du pragmatisme : la collecte de ces taxes coûte cher à l’État. Le rendement est trop faible, voir nul.

Toutefois, malgré ces suppressions, le mille-feuille fiscal a encore du gras. En 2014, un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) avait recensé 192 mini-taxes en France, quand l’Allemagne n’en comptait que trois et l’Italie 17.