"Monde d'après", tous à vélo  ?

SUCCÈS

Avec la peur de voyager dans des transports en commun bondés en ces temps de virus, l’usage des véhicules individuels devrait immanquablement progresser. Mais pour les grandes villes, l’enjeu est de faire en sorte que ce soit le vélo, et non la voiture, qui gagne la bataille pour diminuer la pollution et engager plus fortement la transition écologique. De nombreuses grandes métropoles ont ainsi mis en place des pistes cyclables temporaires. L’État a aussi mis 20 millions d’euros (ndlr : le 29 mai, cette somme est passée à 60 millions) sur la table avec, comme objectif, de réparer 300 000 vélos (50 euros par personne). Ces mesures accompagnent une demande importante. De nombreuses enseignes signalent de fortes hausses. Go Sport indique par exemple que la vente de vélos a augmenté sur le web de 300 % pendant la période de confinement. Et selon un sondage pour Cyclofix, entreprise de réparation, le taux d’utilisation du vélo pourrait passer de 7,7 % à un peu plus de 12 %.