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😮 Tchernobyl ou l’opportunité économique d’une catastrophe nucléaire

Elsa Assalit

Surprenant

L’accident environnemental fascine et certains espèrent en tirer des bénéfices. 33 ans après l’explosion du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, le site abandonné inspire les réalisateurs et attire les amateurs de sensations fortes.

En 2007 c’est le studio ukrainien GSC Game World qui ouvre le bal des jeux vidéo avec Stalker : Shadow of Chernobyl, dans lequel le joueur incarne un pilleur d'artefacts dans la zone d’exclusion. Selon GSC, le jeu s’est vendu à pas moins de 5 millions de copies. En fin d’année 2019, c’est le studio polonais The Farm 51 qui prendra la relève avec Chernobylite.

Divertissement 

Mais l’événement de l’année reste assurément la sortie de la série Chernobyl par la chaîne américaine HBO, qui a investi un budget de 11 millions de dollars. L’audience a été au rendez-vous, avec plus de 8 millions de spectateurs. Estimant que les cinq épisodes ternissent l’image de l’URSS, la chaîne publique russe NTV prépare sa propre série, dont le tournage vient d’être terminé.

Le phénomène n’échappe pas non plus aux réseaux sociaux. Sur Youtube, le documentaire Dans les parties radioactives de Tchernobyl posté début juin a récolté 1,8 million de vues et soulevé le débat autour de l’indécence de certains visiteurs sur le site. Sur Instagram, ils sont nombreux à s’y prendre en photo dans des poses suggestives avec le hashtag #radiation, à l’instar de @natashatereshchenko ; ou encore, comme @robertrool, à poser pour des marques.

Cet engouement profite à l’économie dans la région ukrainienne, où les chiffres du tourisme ont augmenté de 35 % depuis le début de diffusion de la série HBO le 7 mai dernier, selon une agence de voyage. Le 10 juillet, le Président ukrainien a même officialisé la transformation de Tchernobyl en site touristique !

S’il est pour l’instant difficile de chiffrer ces retombées économiques, le coût de la catastrophe a quant à lui été évalué. Il s’élèverait, selon une étude de l’ONG Green Cross, à 700 milliards de dollars sur 30 ans.

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