Télétravail : bientôt, une hausse des « sans bureau fixe » ?

En pratique

Télétravail : bientôt, une hausse des « sans bureau fixe » ?

De plus en plus d'entreprises enivagent de supprimer leurs locaux dont les coûts sont élevés. Des potentielles économies importantes, mais au détriment de la productivité et de la cohésion ?

Selon une étude de Deskeo, entreprises spécialisées dans la location de bureaux, 60 % des dirigeants d’entreprises envisagent de revenir sur la règle « un salarié, un bureau ». Le confinement est passé par là et, globalement, le télétravail s’est bien passé : 42 % des employés se sont trouvés plus productifs. Un sentiment partagé par leurs managers : 79 % d’entre eux ont trouvé leur équipe aussi, voire plus efficace, qu’au bureau.

Economies à venir

Difficile, dans ces conditions, de remiser le télétravail. Surtout que les employés semblent y avoir pris goût : 79 % d’entre eux sont prêts à sacrifier leur poste de travail attitré si on les laisse travailler une journée ou deux par semaine chez eux. Quant aux patrons, ils ont rapidement fait le calcul : si les bureaux sont partagés, ils peuvent espérer de belles économies sur le loyer.

Retrouvez notre série - Nos vies de bureau confinées

A partir de témoignages et de situations concrètes, Elsa Fayner interroge notre manière de travailler à l’heure du Coronavirus. En 5 épisodes, la série « nos vies de bureau confinées » explore ce qui pourrait bien devenir notre façon de travailler « après » le confinement. Les illustrations sont signées Simon Bournel.
1er épisode : Hiérarchie, autonomie, engagement : les petites régressions du télétravail
2e épisode : « On ne gagne pas une négociation en caleçon ». Tenue de télétravail exigée
3e épisode : Sauver la pause-café à l’heure de la « distanciation sociale »
4e épisode : Le télétravail va-t-il supprimer la rêverie, socle de la créativité ?
5e épisode : Le télétravail confiné, un booster de burn-out ?