Automobile : le neuf est passé d’une crise de l’offre à une crise de l’envie
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Automobile : le neuf est passé d’une crise de l’offre à une crise de l’envie

Arnaud Murati
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Les ventes mondiales n’ont cessé de reculer au cours des derniers mois. Une situation qui s’explique d’abord par la crise des semi-conducteurs, qui restreint la capacité de production des constructeurs. Mais l’appétence en voitures neuves semble structurellement se dégrader en France.

Le commercial de cette concession Mercedes des Hauts-de-Seine ne laisse aucun espoir au client : « Il faut commander et c’est au minimum cinq mois de délai », prévient-il. Mais n’y a-t-il pas moyen d’avoir une voiture de direction, ou une occasion très récente ? « Il n’y en a plus », regrette l’employé de Mercedes…

Depuis la fin de l’été, le monde de l’automobile est en surchauffe. En raison du Covid, des arrêts de production intempestifs et de la vigueur de la reprise qui a suivi, la production de puces électroniques est aujourd’hui insuffisante pour satisfaire la demande.

Tous les industriels subissent donc les mêmes désagréments. « Le groupe anticipe une perte de production proche de 500 000 véhicules sur l’année », a ainsi fait savoir le groupe Renault à l’occasion de la présentation de ses résultats trimestriels.

Le concurrent Stellantis (ex-PSA) a pour sa part déploré « des ventes consolidées en baisse de 27 % par rapport au 3e trimestre 2020, soit environ de 600 000 unités, en raison de commandes de semiconducteurs non honorées ».