Crise énergétique. Pourquoi la chimie allemande est tentée de délocaliser
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Crise énergétique. Pourquoi la chimie allemande est tentée de délocaliser

Nathalie Steiwer
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Depuis début janvier, le gouvernement allemand a mis en place un plafond sur le prix du gaz et de l’électricité pour soutenir les ménages et les entreprises. Première consommatrice de gaz du pays, l’industrie chimique continue toutefois à souffrir de la pénurie de gaz et de matières premières et songe à la délocalisation.

L’essentiel

- Près de 40 % des entreprises chimiques auraient réduit leur production en Allemagne en raison de la hausse des coûts de l’énergie

- Elles sont tentées de délocaliser dans les pays où l’énergie est moins chère

- Ce changement structurel remet en cause une compétitivité allemande fondée en partie sur l’énergie russe bon marché. Ce qui n’est pas forcément négatif, selon les économistes allemands.

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La chimie allemande « va droit dans le mur de la récession » a annoncé sa fédération en décembre. Le présage parait sombre pour un secteur qui représente 15% des emplois en Allemagne et 28% de la production chimique européenne.

La chimie n’est pas seule : d’autres secteurs énergivores comme le papier, le verre ou la métallurgie ont accusé directement le choc de l’arrêt des livraisons de gaz russe depuis le début de la guerre en Ukraine. La hausse des prix aurait déjà conduit près d'une entreprise sur dix à réduire, voire interrompre, sa production outre-Rhin, relève la Fédération de l'industrie allemande (BDI).