Dans l'hôtellerie post-Covid, l'hébergement va devenir secondaire

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Dans l'hôtellerie post-Covid, l'hébergement va devenir secondaire

Flexible, éphémère, ancrée sur son territoire et animatrice d’« expériences », tel est le mantra de l’hôtellerie depuis quelques années. Des évolutions que la crise sanitaire aura accentuées.

Dans un hôtel traditionnel, on pose ses valises, on dort et éventuellement, on prend un petit déjeuner. Aujourd’hui, ces fonctions utilitaires sont passées au second plan dans de nombreux établissements. Les hôtels du XXIe siècle se veulent de vrais lieux de vie, ouverts aux touristes, mais aussi aux locaux.

La prestation – l’hébergement – compte désormais moins que « l’expérience » qu’on peut y vivre. Ces évolutions amorcées depuis une décennie se trouvent renforcées par l’absence actuelle de flux touristiques internationaux.

Au Québec, la crise sanitaire a ainsi redessiné le projet Hôtel Uniq, lancé par Solène April et Myriam Corbeil. Conçu comme un lieu d’hébergement éphémère pour de gros festivals, le village de tentes s’est finalement transformé en un hôtel nomade « relié à la nature ».