Go Sport : les salariés au pied du mur avant le rachat

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Go Sport : les salariés au pied du mur avant le rachat

Au gré de multiples rebondissements, l’enseigne sportive prend l’eau depuis 15 ans. Les inconnues sur les conditions de son rachat par la Financière immobilière bordelaise et sur la reprise de l’activité sèment l’incertitude chez les employés et les syndicats.

Le 9 mars, à 21 heures, Laurence Labaurie, déléguée syndicale centrale Force ouvrière (FO) du groupe Go Sport, reçoit un appel de la DRH : « C’est fait. Ils vont l’annoncer demain. » Le communiqué de presse tombe en milieu de matinée : « Rallye annonce ce jour l’entrée en négociation exclusive avec la Financière immobilière bordelaise (FIB) » pour vendre le groupe Go Sport, ses 85 magasins et ses 272 franchises, au prix de un euro.

Une heure plus tard, les 2 000 salariés du groupe apprennent par voie de presse qu’avant l’été, ils auront probablement un nouveau patron.

« Dans ce genre d’opération, syndicats et salariés sont toujours les derniers au courant. »
Audrey Rosellini,

secrétaire adjointe de la fédération FO Commerces et VRP.