L'industrie, ça n'est pas dépassé
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L'industrie, ça n'est pas dépassé

Michel Poiccard
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Les citoyens ont le sentiment que plus que les services, l’industrie conditionne l’enrichissement du pays. Cette intuition est confirmée par les analyses macro-économiques.

une_couvCet article est extrait de notre magazine consacré aux super-pouvoirs économiques des politiques. À retrouver en kiosque et en ligne.

En 1973, un quart du PIB français provenait de l’industrie. Aujourd’hui, cette part est tombée à 13 %. Et pourtant, en l’espace de près de 50 ans, la richesse produite chaque année, mesurée par le PIB, a été multipliée par 2,26 en volume, c’est-à-dire une fois l’inflation défalquée.

Serait-ce la preuve que l’industrie n’est pas nécessaire à la croissance, que les services ont largement pris le relais, et que l’idéal serait une économie « fabless », c’est-à-dire reposant sur un fort secteur de services et un secteur industriel réduit à des fonctions de recherche et conception, la fabrication des produits proprement dite étant délocalisée ?

Cette vision commence à être remise en cause par les responsables politiques, au moins dans leurs discours : ils sont bel et bien contraints de prendre en compte la colère des Français résidant dans les territoires désindustrialisés, où les fermetures d’usines provoquent un appauvrissement palpable. Mais l’idée d’une société fondée sur les services a la vie dure.