Trottinettes, vélos et scooters : les comptes fragiles du free floating

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Trottinettes, vélos et scooters : les comptes fragiles du free floating

Ces moyens de déplacement, localisables et accessibles depuis une simple application pour mobile, se multiplient dans les grandes villes françaises. Le modèle économique reste nébuleux.   

Dans le sillage d’Autolib’ ou de Vélib’, une nouvelle génération de voitures, de vélos, de scooters et de trottinettes en libre-service est en train de se faire une place dans les grandes villes françaises. Nouveauté : ces moyens de transport ne sont plus proposés depuis des stations fixes, mais disséminés çà et là dans les zones les plus fréquentées et ils sont géolocalisables depuis des applications dédiées. Des applications qui permettent aussi de verser une caution et d’acheter des crédits (50 centimes d’euros en moyenne par demi-heure d’utilisation) pour utiliser le service et déverrouiller l’antivol de l'équipement. Bienvenue dans le free floating.

Vélos chinois et trottinettes US

Le phénomène est ultra-visible, mais il a connu des débuts chaotiques pour les vélos à Paris et à Lille. Les Gobee.bike verts fluo, déployés en 2017 par une entreprise de Hong Kong, n’ont pas survécu au vandalisme. La société a déclaré forfait début 2018. La relève n’a pas tardé : impossible de ne pas voir, dès lors, les vélos jaunes, gris et rouges des Chinois Ofo et Mobike et, plus timidement, ceux du Danois Donkey Republic… Ils ont été ralliés par des loueurs de scooters électriques deux-roues (Cityscoot, COUP…) ou de trois-roues (Troopy) et par les trottinettes électriques des Américains Bird ou Lime (dont Uber est actionnaire). Depuis, de nombreuses entreprises concurrentes se sont positionnées sur les trottoirs, non sans troubles pour les piétons qui doivent composer avec ces engins pouvant atteindre 25 km/h.