Biocarburants : manger ou rouler, il va falloir choisir

Environnement

Biocarburants : manger ou rouler, il va falloir choisir

Avec le conflit en Ukraine et le renchérissement du pétrole, les biocarburants apparaissent comme une solution de plus en plus viable, surtout pour les camions. Mais plusieurs pays, Allemagne en tête, réclament désormais que les champs servent à nourrir les populations plutôt que les moteurs.

L’association Transport & Environment, fort active à Bruxelles, a le don de la formule. Selon ses calculs, ce sont chaque jour l’équivalent de « 15 millions de miches de pain » qui servent à fabriquer de l’éthanol plutôt que de la nourriture en Europe. Ainsi, « retirer le blé des biocarburants européens permettrait de compenser plus de 20% de l’effondrement de l’approvisionnement en blé ukrainien sur le marché mondial » avance-t-elle…

Le conflit en Ukraine entraine deux effets pervers. D’un côté la montée des prix du pétrole et de l’autre, la raréfaction et la flambée des produits agricoles nourriciers comme le blé tendre, le colza, l’orge, etc.

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