Climat : la forêt du futur, laboratoire de résistance
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Climat : la forêt du futur, laboratoire de résistance

Marie Frumholtz
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Diversifiées, présentes jusqu’au cœur des villes… Les forêts de demain se préparent aujourd’hui, avec des solutions mises en œuvre dans l’urgence. L’enjeu préoccupe aussi bien les politiques que les économistes et les écologistes.

Plus de la moitié de la forêt française pourrait voir son visage modifié d’ici à 50 ans, selon l’Office national des forêts (ONF). La cause principale : le dérèglement climatique. Depuis 2018, plus de 300 000 hectares de forêts publiques ont vu leurs arbres dépérir. La région Grand Est est particulièrement touchée avec la disparition de ses épicéas en plaine, attaqués par des insectes ravageurs tels que le scolyte.

L’ONF a donc monté le programme FuturForEst dans le but de compenser ces pertes. « C’est un test grandeur nature qui consiste à installer 75 îlots de deux hectares répartis sur l’ensemble de la région Grand Est. Chaque îlot contiendra plusieurs plants d’une seule nouvelle essence afin d’observer son adaptation sur plusieurs années et de les comparer », explique Hubert Loye, responsable Projets complexes à l’ONF Grand Est.

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Le pari de la régénération naturelle

Une dizaine d’essences aux noms bien exotiques pour la région ont été sélectionnées, comme le noisetier de Byzance, le copalme d’Amérique, le sapin de Cilicie ou encore le pin de Macédoine. Elles ont été choisies pour leur capacité à résister à de fortes variations de températures et aux sécheresses, ainsi que pour leur capacité à produire du bois d’œuvre (au mieux dans 50 ans pour les plus rapides ! ).