Climat : la géo-ingénierie, salut pour la planète ?

Environnement

Climat : la géo-ingénierie, salut pour la planète ?

Pour lutter contre le dérèglement climatique, les scientifiques envisagent des solutions pour stocker, capter ou enterrer le CO2. Selon le Giec, il faut éliminer entre 100 et 1 000 milliards de tonnes de CO2 au cours du XXIe siècle. On en est très loin.

En 1991, l’éruption du volcan Pinatubo, aux Philippines, diffuse près de 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre dans la stratosphère. Ce nuage de particules, qui absorbe et réfléchit le rayonnement solaire, entraîne une chute de la température du globe d’environ 0,5 degré pendant plusieurs mois. 

Quinze ans plus tard, le prix Nobel de chimie Paul Crutzen pose la question, dans la revue scientifique, Climatic Change : et si nous injections volontairement du soufre dans la stratosphère pour refroidir la planète ?

Sa proposition relève de ce que l’on appelle la géo-ingénierie, qui regroupe « les approches visant à modifier le climat par des interventions humaines à l’échelle planétaire affectant directement les enveloppes fluides (océans, atmosphère) de la terre », selon la définition de Jacques Varet, docteur en sciences de la terre. La réflexion de Crutzen marque un tournant dans des discussions jusqu’alors plutôt confidentielles, voire taboues.