Jessica Berthereau
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Entre une famille insouciante et une famille attentive, la différence de consommation peut atteindre 60 %. L’engagement individuel est donc un enjeu capital.

« On ne peut pas affronter le changement climatique sans remettre en cause notre consommation d’eau », martèle Thomas Pelte, expert à l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. « Les scientifiques l’ont démontré : il y aura moins d’eau à l’avenir. Nous, les enfants gâtés de l’eau, nous devons apprendre à vivre avec moins d’eau, d’autant que nous serons plus nombreux. »

Comment faire ? Les principaux leviers d’économies se situent au niveau des infrastructures : corriger les fuites sur les réseaux d’eau potable et les réseaux d’irrigation. « Mais l’effort du consommateur citoyen est nécessaire et pertinent, d’ailleurs, il est manifeste et on constate une tendance à la baisse de la consommation d’eau ces 20 dernières années », poursuit Thomas Pelte.

Une douche, mais courte

En France, 25 % de la consommation d’eau relève de la sphère domestique, contre 25 % pour l’industrie et 50 % pour l’agriculture. La consommation d’eau potable moyenne par habitant est d’environ 150 litres par jour, contre 20 litres par jour dans certains pays d’Afrique et 300 litres aux États-Unis. Notre mode de vie a un véritable impact sur notre « empreinte eau ».