Guerre en Ukraine, le blé devient un produit de luxe et la faim menace en Afrique

Environnement

Guerre en Ukraine, le blé devient un produit de luxe et la faim menace en Afrique

L’Afrique subit déjà les conséquences de la guerre en Ukraine. Les cours des céréales ont explosé, et il devient compliqué de trouver des volumes suffisants. Les équilibres vont être longs à retrouver, et les conséquences encore difficilement mesurables.

« L’Ukraine est le principal fournisseur de blé du Liban, et le pays a seulement un mois de stock », a exposé Marc Zribi, chef de l’unité grains et sucre chez FranceAgriMer, le 9 mars lors d’une conférence de presse. Le même jour, en Irak, des manifestations avaient lieu face à l’augmentation du prix de la farine et des huiles alimentaires.

Ensemble, la Russie et l’Ukraine représentent 30 % des exportations mondiales de blé. La guerre a fait exploser les cours déjà hauts, mettant en difficulté les pays très dépendants des importations, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient.

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« Le 23 février au soir, le blé était à 294 €/t. La semaine suivante, on a touché les 400 €/t », relate Christelle Tailhardat, secrétaire générale du Synacomex (syndicat des entreprises exportant et important des céréales, grains, oléo-protéagineux, légumes secs et produits dérivés).