Un projet de loi vise à autoriser le recrutement d’agents privés par l’Office national des forêts (ONF), qui voit déjà ses missions de protection reculer au profit d’activités commerciales. En interne, l’inquiétude est réelle.

La plus vieille administration française est en pleine révolution. Comme pour la SNCF ou les Aéroports de Paris un temps, l’État va injecter une dose de privé dans l’Office national des forêts (ONF).

L’Office, avec ses 11 millions d’hectares, semble donc en bonne voie pour changer de statut, confirme Philippe Canal, chef de projet aménagement de l’ONF et secrétaire général du syndicat majoritaire de l’ONF, Snupfen-Solidaires. « Comme EDF, l’ONF va devenir une société privée anonyme », s’inquiète-t-il.

Un projet de loi visant à réformer le code forestier a été adopté le 5 mars 2020 en première lecture par le Sénat. La loi Accélération et simplification de l’action publique (ASAP) devrait autoriser l’ONF à confier ses missions de police à des salariés du privé.