Le gel des loyers, une mesure pas forcément équitable

Environnement

Le gel des loyers, une mesure pas forcément équitable

La mesure semble simple et juste. En réalité, elle est largement inefficace et enclenche de nombreux effets pervers. Face à l’inflation, d’autres solutions sont préférables.

Avec une inflation qui frôle les 5 % sur un an, le pouvoir d’achat des Français ne cesse d’être grignoté et pour les 40 millions de Français locataires, la facture risque de s’alourdir avec la future hausse des loyers. Leur prix suit l’Indice de référence des loyers (IRL) calculé chaque trimestre par l’Insee en fonction de l’évolution des prix à la consommation.

Le mécanisme est simple : lorsque l’inflation est là, l’indice monte. Celui-ci s’établit à 133,93 au premier trimestre 2022, ce qui représente une hausse annuelle de 2,5 %, une augmentation qui pourrait dépasser 5 % d’ici la fin de l’année, selon certaines estimations.

Concrètement, si votre loyer est aujourd’hui de 500 euros, il pourrait tendre vers les 525 euros d’ici fin 2022. Cette hausse est d’autant plus inquiétante que la part du budget des ménages allouée au logement est passée de 20 à 28,5 % entre 1990 et 2020 et qu’il représente le premier poste de dépenses chez les plus modestes, loin devant l’alimentation et les transports.