Moins de pollution et de carburant consommé, les bienfaits de l'éco-conduite

Environnement

Moins de pollution et de carburant consommé, les bienfaits de l'éco-conduite

Adopter l’éco-conduite permet de réduire sa consommation de carburant. Tout comme troquer, dès que possible, sa voiture pour d’autres modes de transport.

Le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France ? Les transports. Ils représentent 31 % des émissions nationales en 2019. La moitié provient des véhicules particuliers au diesel et à essence. « L’éco-conduite est un sujet très important, d’autant plus dans le contexte d’engagements nationaux et internationaux sur la réduction de la consommation d’énergies fossiles », assure Christophe Ramond, directeur des études et des recherches de l’association Prévention Routière.

Le concept d’éco-conduite, apparu au début des années 70, a dès l’origine un double sens : il s’agit d’adapter sa conduite pour consommer moins de carburant. D’abord dans une perspective écologique, car on consomme moins d’énergies fossiles et qu’on limite le réchauffement climatique, ensuite pour faire des économies.

« Ces conseils ont un peu évolué depuis, car les moteurs ont changé, mais restent globalement les mêmes : bien entretenir son véhicule, ne pas le surcharger, ne pas abuser de la climatisation et avoir une conduite souple et prévoyante », explique Christophe Ramond.

Pneus gonflés et anticipations

Prendre soin de sa voiture suppose de vérifier régulièrement la pression des pneus (tous les mois, idéalement). Des pneus sous-gonflés augmentent la consommation de carburant.

En Chiffres

25%

C'est le pourcentage de surconsommation de carburant que peut entraîner le mauvais entretien d'un véhicule souligne le site de la Délégation de la sécurité routière

« Pour le style de conduite, le maître mot est d’anticiper les situations, par exemple ralentir doucement avant un carrefour plutôt que de freiner, et augmenter les distances de sécurité. Il faut aussi utiliser le rapport de vitesse le plus grand possible et respecter les limitations de vitesse », souligne Christophe Ramond. Tout cela concourt à une moindre consommation de carburant – ainsi qu’à la prévention des risques d’accident !

Rien que réduire sa vitesse de 10 km/h permet d’économiser jusqu’à 5 litres de carburant et de diminuer de 12,5 % les émissions de CO2 sur 500 km, selon les calculs de la Délégation de la sécurité routière.

Mobilités douces

Enfin, il faut garder à l’esprit que « le premier facteur de consommation de carburant reste le nombre de kilomètres effectués », rappelle Christophe Ramond. L’option covoiturage permet de réduire le coût énergétique par voyageur. « Il y a aussi des possibilités de report modal, par exemple utiliser un vélo ou une trottinette pour un petit trajet ou même le faire à pied », suggère Christophe Ramond.

Même si les Français restent très dépendants de l’automobile, avec sept salariés sur 10 qui vont travailler en voiture, selon l’Insee, les mobilités douces rencontrent un succès croissant. « Le vélo et la trottinette sont très appréciés, car ils permettent un gain de temps et une praticité très appréciés. C’est moins stressant, car on s’assure que son temps de trajet sera toujours le même », termine Christophe Ramond.