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NIMBY. Les oppositions locales freinent-elles la transition écologique ?

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Alors qu’une majorité des Français se dit en faveur d’une transition énergétique, dans les campagnes, les habitants s’opposent régulièrement aux projets d’énergies renouvelables. Une plus grande transparence et une meilleure implication dans les projets pourraient changer la donne.

Nina Guérineau de Lamérie
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Illustration de l'article NIMBY. Les oppositions locales freinent-elles la transition écologique ?

© Jean Claude MOSCHETTI/REA

Dans la presse locale, impossible de passer à côté. « Essonne : 5 villages rejettent un projet d’éoliennes » titrait le 11 juin le site actu.fr. Régulièrement, les oppositions locales à des projets d’électricité verte font les gros titres. Ces trois dernières années, ces mobilisations s’amplifient face aux multiples chantiers de parcs solaires, éoliens et de méthanisation lancés à travers la France afin de répondre aux enjeux de transition énergétique. Leur développement doit d’ailleurs encore prendre de la vitesse après l’adoption d’une loi sur l’accélération des renouvelables en mars dernier.

Le but de ces collectifs : faire abandonner ou freiner les projets. Les arguments sont souvent les mêmes. Selon eux, les renouvelables saccagent les paysages, produisent des nuisances sonores ou olfactives, artificialisent les terres agricoles, ou encore détruisent la faune et la flore.

Dans divers sondages, les Français se disent pourtant en faveur de la transition. Selon une étude de l’Ifop publiée en 2021, 87 % des sondés souhaitaient que le président de la république encourage le développement des énergies propres. 60 % déclaraient même que le rythme n’était pas assez rapide. Comment expliquer ce décalage ?

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