Passoires thermiques : la rénovation, nécessaire fardeau

Environnement

Passoires thermiques : la rénovation, nécessaire fardeau

Lutter contre les passoires thermiques permettrait de réaliser des économies d’énergie (et d’argent) considérables. Mais les rénovations énergétiques ne sont pas évidentes à enclencher.

Les spécialistes sont unanimes : la question de la rénovation énergétique est primordiale, pour des raisons économiques, écologiques ou encore sociétales. En France, ce chantier est considérable : les bâtiments sont responsables de 17 % des émissions directes de gaz à effet de serre. On arrive même à 28 %, si l’on ajoute les émissions indirectes liées à la consommation d’énergie.

Ces chiffres s’expliquent notamment par les sept millions de logements dits « passoires thermiques », c’est-à-dire ceux qui affichent des niveaux de performance énergétique les moins performants (on parle des catégories F et G dans l’échelle des DPE).

« Leur transformation en logement basse consommation se traduirait par une baisse de l’ordre de 30 % des émissions de gaz à effet de serre du parc de logements, soit près de 5 % des émissions de GES de la France », souligne Vincent Aussilloux, directeur du département Économie à France Stratégie.