Pénurie de blé et de tournesol : l'Europe doit-elle produire plus ou respecter l'environnement ?

Environnement

Pénurie de blé et de tournesol : l'Europe doit-elle produire plus ou respecter l'environnement ?

Le Covid et la guerre en Ukraine ont remis sur le devant de la scène la question de la productivité de l’agriculture européenne, quitte à déroger aux objectifs environnementaux.

« Il y a trois-quatre ans, personne ne parlait volumes. On parlait verdissement, bien-être animal, pollution… Aujourd’hui, on se questionne : y aura-t-il assez de blé, de tournesol ? », déclarait le 29 avril dernier, devant la presse, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA et du COPA, représentant les agriculteurs européens.

La guerre en Ukraine, important pays agricole, a fait flamber les cours mondiaux et laisse craindre des pénuries pour certains pays importateurs. Pour la campagne 2021/2022, l’Ukraine affichait 24,5 Mt de blé tendre (pour faire du pain) destinées à l’export, sur un total d’échanges mondiaux estimés à 190,8 Mt.

Quant à l’Union européenne, elle « est largement autosuffisante sur le plan alimentaire, avec un énorme excédent commercial agroalimentaire […]. Néanmoins, il existe certaines inquiétudes concernant l’accessibilité en raison des prix élevés du marché et des tendances inflationnistes », résumait la Commission européenne, le 5 avril dernier.