Vélos, voitures : plus complémentaires qu'ennemis ?
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Vélos, voitures : plus complémentaires qu'ennemis ?

Yves Adaken
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Le boom du vélo s’impose, pour l’instant, au cœur des grandes villes françaises grâce aux CSP + et sans les classes populaires. Mais cette fracture sociale apparente reflète surtout une fracture territoriale avec le périurbain et le rural. Et elle n’a rien de définitif.

Bobos à vélos contre prolos en auto ? Si elle contient une part de vérité, l’affiche du match tient du cliché. À la fois caricature et photographie tronquée de la réalité. Car cette photo n’est qu’une des nombreuses images de la révolution en cours dans les transports. Alors, essayons de reconstituer le film en entier.

En cet été 2020, après un mois et demi de confinement, la bicyclette mérite bien son surnom de « petite reine ». Son usage explose dans les grandes villes. Moyen de transport estampillé « virus free », elle profite des centaines de kilomètres de « coronapistes » provisoires, prises sur l’espace habituellement dévolu à la voiture, pour gagner des adeptes. Les marchands de cycles sont dévalisés.

À lire dans : À Aubervilliers, la révolution cycliste coincée dans les bouchons

Sur le boulevard Sébastopol, à Paris, il arrive de compter parfois, aux heures de pointe, davantage de vélos que d’autos. Mais on observe aussi les premiers bouchons de deux-roues à Lyon, Strasbourg ou Marseille.