Société Générale : la banque de pointe est devenue une cible

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Société Générale : la banque de pointe est devenue une cible

Jusqu’aux années 2000, tout semble réussir à la Société Générale. Mais à compter de l’affaire Kerviel, la troisième banque française enchaîne les difficultés et les plans de réduction des coûts : une glissade dont elle a du mal à sortir et qui la rend « opéable ».

« Ce qui ne tue pas rend plus fort ». Le dicton a certainement dû être énoncé à plusieurs reprises au siège social de la Société Générale, tant les crises et les difficultés rencontrées par le groupe se sont succédé ces 15 dernières années.

Pourtant, jusqu’à la fin du XXe siècle, aucun nuage ne semble pointer à l’horizon de la "Socgen", alors en pleine ascension. Pendant cet âge d’or, sa Banque d’investissement et de financement (BFI) crée et propose des produits financiers de pointe, dont l’expertise est mondialement reconnue.

« C’était la meilleure au monde pour les dérivés actions », se remémore Jean Dermine, professeur de banque et de finance à l’Insead. Cette sorte de garantie permet à celui qui la souscrit de limiter ses pertes à un plancher, si le cours de l’action achetée baisse.