NFT : Pourquoi Keynes s'en serait méfié
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NFT : Pourquoi Keynes s'en serait méfié

Antoine TIROT
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Avec une croissance de 21 000% au cours de l’année 2021 par rapport à l’année précédente, le marché des NFT attire de plus en plus d'investisseurs. Keynes, dans son analyse des marchés financiers, s'est toujours méfié de ces vagues euphoriques. La vague NFT est elle une bulle éphémère ?

Le marché des “Non Fungible Token” (NFT) représente 7,8 milliards de dollars au premier trimestre 2022 soit quatorze fois plus qu’un an auparavant (550 millions de dollars). Ce jeudi 14 avril, le NFT du premier tweet, acheté pour trois millions de dollars, a été revendu pour seulement 6 000 dollars, soit 500 fois moins, en seulement un an. Ce marché se caractérise par une extrême volatilité des prix, à la hausse comme à la baisse. 

Éco-mots

NFT

Titres de propriété numérique, émis par une blockchain et associés à un actif numérique (photo, vidéo, etc.). Chaque NFT est unique et ne peut être reproduit. Les NFT sont utilisés dans l’art, le secteur du luxe, ou encore dans les jeux vidéo. 

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On peut se demander pourquoi ces actifs prennent autant de valeur en si peu de temps, et inversement.

Pour Nicholas Weaver, professeur d’informatique à l’université de Berkeley en Californie, ces jetons ne possèdent aucune valeur intrinsèque et font l'objet d’une spéculation accrue. Ce sont « de jolis petits riens qui n'ont aucune valeur au-delà de ce que quelqu'un d'autre les achètera peut-être ».