Fiscalité, données personnelles : comment les Gafa dépensent des millions dans le lobbying 

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Fiscalité, données personnelles : comment les Gafa dépensent des millions dans le lobbying 

Les géants du numérique déploient des moyens considérables pour tenter de peser sur les décisions européennes. Margrethe Vestager, la commissaire à la concurrence, résiste.

Pour devenir incontournables dans la vie quotidienne des 500 millions de consommateurs européens, les GAFA ne négligent rien. Ils sont de grands connaisseurs des coulisses du théâtre d’ombres européen, où se nouent accords et désaccords, où les textes législatifs et directives s’élaborent, et où se forgent des alliances entre les 28 pays de l’Union pour voter ou rejeter tel ou tel projet. Le lobbying a parfaitement droit de cité dans la capitale européenne, où il est reconnu et même revendiqué.

Les chiffres de l’influence

Cela n’a pas échappé à Google, Apple, Facebook et Amazon… Les quatre multinationales de la donnée ont installé des équipes entières à l’ombre de Berlaymont, le siège de la commission. Le « registre de la transparence », qui recense les lobbyistes en contact avec la commission, permet d’avoir une idée des moyens mis en œuvre pour peser en coulisses sur les décisions : pour Google, un budget de 6 millions d’euros en 2017 (six fois plus qu’en 2011), une équipe de 15 personnes renforcée par des experts qui travaillent ponctuellement sur tel ou tel dossier, plus de 200 réunions ou rencontres signalées entre le 1er décembre 2014 et le 17 avril 2019.